Se lancer en auto-entrepreneur est une aventure excitante, mais elle soulève rapidement des questions concrètes, notamment sur les charges à payer. Mais quel est le taux URSSAF applicable la première année d’activité ? On décortique pour vous les taux de cotisations URSSAF pour un auto-entrepreneur en 2025 et ce qu’il faut appliquer lors de votre première année.
Les différents taux URSSAF en auto-entrepreneur
En micro-entreprise, le calcul de vos cotisations sociales est simple : il s’agit d’un pourcentage fixe appliqué sur votre chiffre d’affaires (CA) réellement encaissé. Ce taux global couvre votre assurance maladie, la retraite, les allocations familiales ou encore l’invalidité-décès.
Le pourcentage varie selon la nature de votre activité. Pour 2025, les taux de base (hors aides) sont les suivants :
- 12,3 % pour les activités de vente de marchandises, de restauration sur place et de fourniture de logement (BIC) ;
- 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales (BIC) ;
- 21,1 % pour les autres prestations de services et les professions libérales (BNC).
À ce taux s’ajoute une contribution à la formation professionnelle (CFP), dont le pourcentage est minime (entre 0,1 % et 0,3 %).
2. Quel taux URSSAF appliquer la 1ère année ?
La première année, de nombreux créateurs peuvent bénéficier d’un coup de pouce significatif : l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise). Si vous y êtes éligible (ce qui est le cas pour les demandeurs d’emploi par exemple), cette aide vous accorde une exonération de 50 % de vos cotisations sociales durant vos premiers mois d’activité.
Concrètement, si vous bénéficiez de l’ACRE, vos taux de cotisations pour la première année sont divisés par deux :
- 6,2 % pour la vente de marchandises (BIC) ;
- 10,6 % pour les prestations de services (BIC) ;
- 10,6 % pour les activités libérales (BNC).
Cette réduction est un avantage considérable pour préserver votre trésorerie au démarrage. La demande d’ACRE se fait au moment de la création de votre micro-entreprise.
Attention, ce taux préférentiel est temporaire : il s’applique jusqu’à la fin du 3ème trimestre civil qui suit le début de votre activité, avant de basculer sur les taux pleins.
Gérer au mieux votre comptabilité la 1ère année
Un taux réduit la première année, c’est bien. Partir sur de bonnes bases de gestion, c’est encore mieux ! Dès le début, adoptez les bons réflexes pour une comptabilité sereine.
Ouvrez un compte bancaire dédié
Bien que ce ne soit obligatoire que si votre CA dépasse 10 000 € pendant deux ans, séparer vos transactions professionnelles et personnelles dès le départ est la meilleure pratique pour y voir clair.
Émettez des factures conformes
Chaque vente ou prestation doit faire l’objet d’une facture respectant les règles (mentions obligatoires, numérotation, etc.). N’oubliez pas la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Attention : dès 2026, la facturation électronique devient obligatoire. Pensez à vous équiper d’une plateforme agréée comme Indy pour être en règle !
Tenez un livre de recettes
C’est une obligation légale. Vous devez y inscrire, de façon chronologique, tous les encaissements reçus, en précisant la date, le client, la nature de la vente et le montant.
Pour éviter les erreurs et gagner un temps précieux, s’équiper d’un outil de facturation et de comptabilité comme Indy est la meilleure solution. Il automatise ces tâches, vous assure d’être toujours en règle et vous laisse vous concentrer sur ce qui compte vraiment : le développement de votre activité.