Le ministère irakien de l’Électricité a averti que le pays pourrait perdre jusqu’à 1 400 mégawatts d’électricité après que la société émiratie Dana Gas ait arrêté ses opérations dans le champ gazier de Khor Mor, dans la région du Kurdistan, en raison de « menaces crédibles à la sécurité ».
Le gouvernement a toutefois adopté des mesures d’urgence pour maintenir un approvisionnement stable au réseau électrique national irakien, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère, Ahmed Turki Ghiyad, dans un communiqué sur Facebook.
Les estimations de l’industrie montrent qu’une capacité de 1 400 MW pourrait alimenter entre un million et 1,5 million de foyers ou d’opérations industrielles à grande échelle. On estime que le champ gazier de Khor Mor a une capacité de production d’environ 750 millions de pieds cubes standard par jour.
Dana Gas a confirmé vendredi qu’elle allait fermer ses installations de production de Khor Mor, dans la région du Kurdistan, en raison de « menaces crédibles pour la sécurité ». La société a également imputé cette décision à « l’escalade dans la région », dans une déclaration à la Bourse d’Abou Dhabi, où ses actions sont négociées.
« La surveillance continue de la situation se poursuit, en coopération avec les autorités locales de Sulymaniya et le KRG (gouvernement régional du Kurdistan), ainsi qu’avec le gouvernement irakien », ajoute le communiqué.
La société a lancé le projet gazier du Kurdistan en 2007. La production de l’usine de traitement du gaz de Khor Mor et du gazoduc de 180 km approvisionne en gaz les centrales électriques de Chemchemal, Bazian et Erbil, générant plus de 2 000 MW d’électricité, selon son site Internet.
L’Irak, comme d’autres pays du Golfe, est pris dans la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ce dernier ciblant des infrastructures clés, notamment des installations énergétiques dans la région du Kurdistan.